Elle était avec moi hier, et avant-hier et les jours passés aussi. Elle a peur que je parte, que je m'envole pour l'Europe, peur d'être seule, encore dit-elle.
Elle m'aime, m'avait-elle dit dès le premier soir, elle se sent bien avec moi, confortable, heureuse, rassurée même.
On était dans mon lit, elle s'est mise à pleurer (ce n'est pas la première fois), s'est enveloppée avec le duvet, et ma tourné la tête. Les larmes coulaient de ses yeux amandes, des spasmes ont commencé à la surprendre, son chagrin grimpait brusquement.
Je me suis approché d'elle, je voulu l'embrassé, la rassuré, elle m'a dit, entre deux sanglots :
« Leave me alone...snif...snif..leave me alone”
Ma main droite passait et repassait le long de son dos nu, comme on essaie de faire passer le chagrin d'un enfant...elle pleure fort. Je me serre contre elle tout de même, je veux qu'elle soit heureuse jusqu'au bout, et pourtant...
Je l'ai laissé dormir une petite heure.
J'ai soufflé sur son visage d'ange, doucement, calmement, pour la réveiller en calmement. Sa main a cherché la mienne, je l'ai serrée contre moi, le sourire aux lèvres avant qu'elle n'ouvre les yeux et revienne du pays des rêves.
Avant de me parler, elle a versé une dernière larme, sans rechigner. Puis elle m'a murmurer, encore endormie :
«You are here now, your are still with me »
Bien sûr que je suis avec toi ma poupée je lui sourit, puis elle ajoute :
« I made a dream, I was in France, in your house, alone...I was sick and I met your father. I was talking to him in english, I said : where is my “mon chéri”, where is my “mon chéri”...
I want to go to hospital, I am sick, I have got fever, I am cold...but your father did not answer and you were not there, you were not there...”
A mon tour j'ai versé une larme, puis deux...j'avais mal pour elle, et puis j'ai pensé à mon père à Maman....elle a rêvé de Daddy, et cela m'a fait déverser des larmes.
Elle est pure ma poupée, my princess...un petit ange fragil !
Mais non, je ne pense pas avoir se sentiment d'aimer :(
Alors elle me manquera pour sûr, j'aurai du mal à dormir seul le soir quand je serai de retour en France, je me souviendrais de son sourire, de son bonheur dans ses yeux quand elle me voit, me prend dans ses bras...
Je ne veux pas la faire souffrir, et pourtant, parce que je pars, parce que je m'envole vers une autre vie, elle souffrira...
Mais contrairement à d'autres, je resterai en contact avec elle.
J- 3 avant son grand chagrin, et la fin de la parenthèse !